Minimalisme (première partie)
Nous sommes mercredi, et voici le premier article d’une (espérons-le) longue série hebdomadaire, consacrée à la musique d’une manière générale.
Donc, parlons du minimalisme. Ce n’est pas tant par ses sonorités que l’on peut reconnaître ce courant musical mais par son principe sur lesquels sont basés grand nombre de musiques dansantes actuelles. En effet, il s’agit de motifs rythmiques répétés, évoluants très progressivement (de plusieurs minutes à plusieurs heures), permettant à l’auditeur tout comme au(x) musicien(s) de rentrer en transe.
Le minimalisme dans la musique classique fut fondé par 4 compositeurs à savoir Terry Riley, La Monte Young, Steve Reich et Philip Glass, c’est ce premier auquel nous allons nous intéresser cette semaine.
Ce californien d’origine, après diverses études dans les universités de San Francisco et Berkeley, divers apprentissages musicaux, voyages en Inde, en Europe, créa les All-Night Concerts qui comme leur nom l’indique, étaient des jams durant jusqu’au lever du jour, avec une utilisation de l’écho qu’on lui connait bien; il a des les années 50 détourné l’utilisation conventionnelle du magnétophone afin de créer des boucles, jouant sur l’accumulation d’enregistrements de différentes durées, à l’instar de son œuvre la plus célèbre : In C.
Il s’agit de 53 mesures en Do Majeur chacune différente, que le musicien peut jouer dans l’ordre qui lui convient. Mais l’exercice devient intéressant quand on sait qu’il doit y avoir au minimum 35 musiciens et plus (beaucoup plus) si affinités… soit un Never Twice The Same Concert.
Terry Riley - Bang on a Can (In C)
Cet homme a grandement influencé la musique, la dance music bien sûr mais aussi la pop. Le groupe The Who lui a rendu hommage notamment avec Baba O’Riley que vous avez surement déjà écouté. Non ? Vous devriez ! Vous pouvez aussi entendre du Riley dans GTA IV.
Discographie sélective :
In C
A Curved Rainbow In The Air
Shri Camel
Poppy Nogood and the Phantom Band, All Night Flight