Guide à l’attention des chasseurs de disques (vinyls only)
Depuis quelques années, je fais les brocantes / vides-greniers de Paris et sa région à la recherche de disques, de jouets – consoles ou de curiosités et je dois dire que la plus grosse difficultés est de trouver et acheter les bons disques.
Je vais donc essayer de vous donner quelques clés pour réussir.
je pense que Goum se fera un plaisir d’apporter son expérience personnelle sur le sujet.
Tout d’abord, j’ai remarqué que si on cherche des disques particuliers, on ne les trouve jamais (comme quand on a perdu quelque chose, plus on cherche moins on le trouve) et on rate également de potentielles pépites en ayant ce mode de fonctionnement. Ne vous focalisez donc pas sur des disques ou des styles particuliers, tout chasseur de disques qui se respecte vous le dira, expérimentez, persévérez, vous serez rapidement récompensé.
La clé est d’abandonner toute espérance, et d’oublier sa liste à la maison elle ne vous servira à rien… A moins que vous ayez la chance de tomber sur un pro du disque qui a tout ça en stock mais qui va vous facturer cela à prix d’or.
La brocante c’est du bric à brac, des fonds de caves, de la poussière aussi vieille que l’objet lui-même, la limite est de 1 à 2 € le disque, si on vous dit que c’est plus, marchandez ou allez voir ailleurs…
Avant de commencer : Pour être sûr d’être au bon un vide grenier, 3 conseils :
- Se renseigner sur le lieu : les brocantes dans les quartiers ou les banlieues populaires sont peu fréquentés par les professionnels, alors que dans les quartiers plus huppés ils sont présents en majorité.
- Prévoir un sac à disque, et au besoin un sac plastique type Leclerc pour le transport de vos précieux.
- Prévoir du liquide, de préférence des pièces (c’est mieux pour négocier) ou des petites coupures jusqu’à 20 €.
Premier conseil : Arrivez tôt !
Vous n’êtes pas seuls à chercher le disque qui irait bien dans votre collection, donc comme dit l’adage « Premier arrivé, premier servi » !
A 9h c’est bien, vous devrez renoncer à faire la grasse matinée, le temps de tout regarder attentivement vous êtes de retour chez vous pour déjeuner.
Deuxième conseil : Regardez partout, et ne vous découragez pas
Les grands classiques des bacs à disques sont dans le désordre : ETHIOPIE, SARDOU, BREL, CABREL, COMMUNARDS, Les disques de Classique en tout genres, et surtout (à totalement éviter) les compilations de Cover Disco. Il y en a biens d’autres que je vous laisse découvrir par vous-même.
Vous tomberez dessus systématiquement, mais ayez toujours à l’esprit qu’au milieu de ces disques tout à fait communs se cache certainement une perle.
Troisième conseil : N’ayez pas peur de prendre le temps de regarder les disques
Outre la foule et la circulation difficile, il est toujours bon de s’attarder devant le bac, pour ne rien rater.
Regardez attentivement la pochette, essayez de trouver des noms d’artistes qui vous paraissent familliers (regardez au dos de la pochette dans 95% des cas on peut lire les noms de tous les musiciens du groupe), des labels que vous connaissez ou qui ont marqué leur époque (Motown, Epic, Casablanca, Tempesti, Jive, Chrysalis, China… ).
Le visuel de la pochette peut être un critère de choix, mais il est très casse gueule, je ne le conseille pas, bien que par désespoir de rentrer les mains vides il m’est arrivé de le faire…
Vérifiez l’état des disques que vous vous apprétez à acheter, s’il y a des rayures marquées, des signes prononcés d’usure ne l’achetez pas.
Les traces d’humidité, de poussières ou les taches sont facilement nettoyables avec des produits spéciaux ou au produit vaisselle.
Quatrième conseil : Demandez au vendeur ou à votre voisin de fouille
Dans la plupart des cas, il ne saura pas vous répondre, mais quelque fois cela peut être intéressant.
Si la personne est vraiment passionnée, elle peut vous conseiller des disques que vous n’auriez certainement pas achetés sans eux, et accessoirement on peut passer un bon moment.
Si le disque est à 1 € faites confiance et achetez, je n’ai été que rarement déçu.
Cinquième conseil : Marchandez
Si vous achetez plusieurs disques, n »hésitez pas à arrondir le prix ou plus. Ca fait partie du jeu et on vous dira rarement non, sauf si vous abusez.
Sixième conseil : Le retour à la maison
La plupart du temps un coup de chiffon suffit, mais parfois il faut nettoyer le disque.
La recette est simple : préparez de l’eau savonneuse (produit vaisselle, de préférence) appliquez-la sur le disque avec une éponge propre de l’intérieur vers l’extérieur, rincez abondamment et séchez avec du sopalin.
Les produits spécialisés sont très biens mais ils sont également assez chers.
Conclusion : Les brocantes et vides greniers deviennent rapidement une drogue et on fini par y aller tous les week-end. Ils commencent à proliférer dès le printemps jusqu’au mois d’Octobre.
Le reste de l’année il y en a très peu, mais vous pouvez toujours vous réfugiez dans les magasins de disques de Puces de Saint Ouen ou de Vanves.
Aux puces de Montreuil, je ne sais pas s’il y en a encore.
Pour connaitre l’agenda des brocantes et vides greniers en France, ce site est la bible.
La période d’été n’est pas forcément propice à la chasse aux vides greniers, mais dès la rentrée ça va recommencer, vous pouvez donc vous y préparer !



Si une maison de disque tente le coup de faire racheter des vinyls à tout le monde car finalement aprés études, il s’avererait que la qualité serait quand la meilleure . . . CE QUI AU PASSAGE EST VRAI . . . je me fais arakari sur le plateau de la Star Ac en hurlant :
L’INDUSTRIE DU DISQUE M’A RUINER !
En attendant, click click click – - – > http://bit.ly/P3ek8
Je me suis bien marré sur le coup de L’Ethiopie. Sans conteste LE disque le plus facile à trouver en brocante (5-10 par brocante), parole de chineur.
Un petit conseil de plus pour la route : la Petzl ou autre lampe frontale. Pas toujours du plus bel effet stylistique, mais super pratique quand on arrive au petit matin, avant les premiers rayons de soleil.