Guide à l’attention des chasseurs de disques, suite

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Après le point de vue de KiK (que je partage), je vais vous faire partager ma petite expérience en tant que crate digger.

C’est un univers qui cultive ses petits secrets, où la confiance ne suffit généralement pas à obtenir des infos ou des titres.

Voila mon habitude : je vais tout de suite vers les bacs à 1 euro.
Voir un disque à 1 euro alors qu’on le propose à plus de 10 dans le bac d’à côté est fréquent. Ça vous donne l’occasion de dénicher quelques disques communs qui vous manquent et peut-être de tomber sur une pépite.

Et puis je regarde sous les tables : les disquaires ont parfois plus de bacs que de paires de tréteaux ! Et si le vendeur vous en empêche, trouvez-vous un disquaire plus sympa.
En fait, trouvez-vous un disquaire sympa et avec de bonnes affaires, tout court. Si vous êtes régulier, il se souviendra mieux de vous et sera plus enclin à vous dénicher/mettre de côté des choses qui peuvent vous plaire ainsi que vous laisser écouter des galettes. Et c’est plus agréable quelqu’un qui sourit !

Puisque l’on parle d’écouter, il y a des platines portatives. Tant qu’à faire je vous recommande la Vestax qui s’avère plus légère que la Numark considérablement alourdie par ses piles.
Mais sachez que beaucoup de commerçants n’accepteront pas que vous écoutiez avec votre platine.

L’achat de disques est une addiction. Quand on y prend goût, on ne peut plus s’arrêter…

Achetez peu, mais souvent (toutes les semaines/deux semaines). L’achat ponctuel vous poussera à prendre plus et pas que le meilleur…
Voila ma façon de procéder : je fais une première selection grossière sur ce qui peut me plaire. Je survole les titres, puis je fais une deuxième selection en enlevant ce qui me plait le moins.

Une nouvelle écoute un peu plus aprofondie puis je ne garde que les titres qui me plaisent vraiment, quitte à réécouter en cas de doute. Que vous achetiez toutes les semaines ou une fois par mois, ça évite quelques regrets. Vous pouvez aussi vous fixer un nombre de disque maximum par achat.

Pensez aussi à écumer tous les magasins de disques de votre ville. Vous en trouverez des biens, des moins biens. Et surtout, trouvez-vous le disquaire.

Tout bon crate digger en a un si ce n’est plusieurs. Ce sont généralement des boutiques difficiles à trouver et surtout (pour ne pas dire uniquement) fréquentées par des connaisseurs, dont peu de monde acceptera de vous donner l’adresse. Mais si l’emplacement de ces boutiques est jalousement gardé secret, ce n’est pas pour rien…

Je n’ai malheureusement plus l’occasion de faire les puces, car il y en a peu par ici et la probabilité qu’il y ait des disques intéressants est assez aléatoire. Il y a bien un énorme magasin de disques d’occasion (plusieurs milliers) mais le lieu n’est pas très accueillant, pas plus que le patron un peu louche qui vous fait comprendre qu’il vaut mieux quitter les lieux dans les plus brefs délais.

J’ai donc pris l’habitude de chercher mes disques sur le net.

Avantages : on peut jongler entre le site marchand et d’autres sites afin d’écouter des extraits, et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, en prenant tout notre temps.

Pas besoin de sacrifier une grasse mat’ et avoir à supporter la foule qui s’accumule dès la fin de matinée.

Inconvénients : les frais de port malheureusement abusés parfois, et en cumulant les boutique les frais s’allongent vite… faites en sorte de grouper vos achats chez un seul vendeur, quitte à acheter d’autres disques que vous voulez plus tard (le net digging permet de faire des listes et de s’y tenir parfois).

Vous êtes également soumis à une attente plus ou moins longue en fonction de l’emplacement géographique du vendeur et êtes tributaire d’une éventuelle grève de La Poste. Et n’espérez pas négocier les prix avec la page d’acceuil.
En parlant de P.T.T. je vous souhaite d’avoir un facteur qui ne s’obstinera pas à faire absolument rentrer le 33 tours dans la boite aux lettres au risque d’abimer la pochette voir pire. Si c’est le cas, déménagez !

Toujours dans l’achat online, on utilise un système de grade pour indiquer la qualité du disque. Le plus haut grade est VG++, le reste j’ai oublié.
eBay est très bien car on y trouve facilement quelque chose sans chercher un disque en particulier.
Par contre, pour trouver une référence bien ciblée, je vous conseille GEMM. C’est une plateforme online qui sert de vitrine pour des milliers de marchands à travers le monde. Il y a fort à parier que vous trouviez votre perle rare.

Faut-il s’intérésser uniquement aux vinyles ? J’ai été comme ça à une époque. Maintenant tout ce qui m’importe c’est que la musique soit bonne et l’objet en bon état. Digger des cds n’empêche pas de trouver des perles rares, loin de là.

One Response to “Guide à l’attention des chasseurs de disques, suite”

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    Atelier DIY #7 : Guide du Do It Yourself | Le blog de la Brigade Neurale Says:

    […] même manière que les articles intitulés Guide à l’attention des chasseurs de disques de Goum et […]

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