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L’histoire de la musique électronique : « The Great Bleep Forward »

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La BBC propose un rediffusion digitale de leur émission radio « The Great Bleep Forward » animée par Andrew Collins, qui s’attèle à retracer l’histoire de la musique électronique en 4 parties.

The Great Bleep Forward : Première Partie

La première partie est disponible  jusqu’au 26 Octobre, faites-vite ! Les 3 autres parties seront disponibles chaque semaine.

En voici le pitch, traduit par nos soins :

L’histoire de la musique moderne est subversive et expérimentale, naviguant entre le bon et le mauvais. Et si finalement nous avions tort ? Et si les vrais marginaux ne portaient pas de blouson de cuir et des jeans, mais plutôt des costumes et des blouses blanches ? Si l’expérimentation au sens propre ne se faisait non pas avec du LSD mais avec un DX7 et un S900 ? Et si les véritables héros de la musique n’étaient pas John, Paul, Mick et Keith, mais Ralf, Florian, Robert et Wendy !
The Great Bleep Forward est une série de 4 programmes, presenté par Andrew Collins explorant l’histoire de la musique électronique. Ecoutez le premier cri d’un synthétiseur Moog, revivez les débuts difficiles du prog rock, replongez dans l’adolescence avec les nouveaux romantiques et accédez à la maturité puis la nostalgie du passé. Vous aurez également un aperçu du futur, des sonorités à venir…

Les émissions contiennent des interviews d’artistes qui ont contribué à développer la musique électronique tel qu’on la connait aujourd’hui tel que Robert Moog, Ralph Hutter de Kraftwerk, Johnny Greenwood de Radiohead, Tony Wilson de Factory , Thomas Dolby, The Human League, Primal Scream, A Guy Called Gerald, Zoot Woman et Grandaddy. »

La première partie s’intéresse à l’histoire des sons synthétiques et leur impact dans la musique des années 60 à 80.

L’émission commence par parler de l’Onde Martenot et du  Theremin qui ont tout deux été inventés en 1928, respectivement par un Français Maurice Martenot et par un Russe Lev Sergeïevitch (connu aussi sous le nom de Léon Theremin), puis par un bon dans le temps on en arrive aux synthétiseurs Moog (l’image ci-dessus est un Moog Evoker, l’un des synthés modulaire de la marque).

Véritable révolution à l’époque, il a d’abord été popularisé en 1968 par l’album « Switched on Bach » qui reprenait l’œuvre de Bach au synthétiseur Moog, dont voici un extrait vraiment trop court :

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Switched on Bach

Étonnamment, d’après l’émission se serait les Beatles qui ont les premiers utilisé et donc popularisé le Moog avec leur titre Here comes the Sun sur l’album Abbey Road sorti en 1969.

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Beatles – Here comes the Sun

Les Pink Floyd ne l’utiliseront qu’à partir de 1973 avec l’album The Dark Side of The Moon, mais d’une manière totalement inédite, comme sur On The Run où il est utilisé à la manière d’un drone.

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Pink Floyd – On The Run

On s’arrête là dans la description du reportage, mais la première partie s’arrête sur Kraftwerk.

C’est en langue anglaise, mais très facilement compréhensible, et si l’on prend le temps d’écouter avec une oreille attentive, on apprend pleins de choses, et l’intervention des influenceurs de la musique électronique rend ce podcast tout à fait magique.

A écouter d’urgence !

Via Retro Things

Suite à l’intervention de Daniel Herman, on a décidé de citer son commentaire pour le rendre interactif en y ajoutant les extraits sonores et les liens des références qu’il a donné.

Le tout premier titre réalisé sur synthétiseur MOOG est  » What ’s new pussy cat » de Wendy CARLOS (que l’on trouve sur l’album « By request ») , réalisé en 1965, puis Eleanor Rigby , c’est d’ailleurs ce titre qui séduira Paul Mc cartney , pour l’achat du modulaire III P. Le Theremin fut inventé en 1924 , juste avant Les Ondes Martenot. Mais l’histoire commence réellement en 1896 avec le telharmonium de Thaddeus CAHILL .

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Wendy Carlos – What’s New Pussy Cat

Des extraits des titres de l’album On Request sont écoutables sur All Music dont la reprise de Eleanor Rigby

Wendy CARLOS (de son vrai nom Walter) est entre autre la compositrice de Switched on Bach, mais également des reprises de Beethoven de la Bande Originale du Film Orange Mécanique, Shining ou encore Tron.

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Wendy Carlos – A clockwork Orange theme

Concernant le Theremin, visiblement l’invention est de 1919 (selon la page FR de Wikipedia). 1928 correspond au dépôt du brevet de l’invention aux États-Unis. Et pour 1924, on a pas trouvé de référence.

Le Telharmonium a fait l’objet d’un reportage (en anglais) visible sur Youtube

Merci à Daniel pour ces précisions.

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  1. 21/10/2009 à 11:14 | #1

    Le tout premier titre réalisé sur synthétiseur MOOG est  » What ‘s new pussy cat » de Wendy CARLOS (que l’on trouve sur l’album « By request ») , réalisé en 1965, puis Eleanor Rigby , c’est d’ailleurs ce titre qui séduira Paul Mc cartney , pour l’achat du modulaire III P. Le Theremin fut inventé en 1924 , juste avant Les Ondes Martenot. Mais l’histoire commence réellement en 1896 avec le telharmonium de Thaddeus CAHILL .

  2. 21/10/2009 à 11:19 | #2

    Merci pour ton intervention Daniel.

    Si tu nous le permet, on va citer ton commentaire dans l’article et y ajouter les extraits sonores qui vont avec.

  3. 21/10/2009 à 11:20 | #3

    Pas de problème , je suis à votre service , si vous avez besoin de renseignements pointus … :)

  4. 21/10/2009 à 11:59 | #4

    Oui en effet , pour le Theremin , c’est bien 1919, j’ai du confondre avec sa présentation définitive, il y avait aussi une autre invention parallèle ( le synthétiseur automatique des Français Edouard COUPLEUX, et Joseph GIVELET ),mais après cette date,de nombreuses machines dont le succès fut plus ou moins éphémère ( Trautonium,Orgues HAMMOND et WURLITZER,Electronium,Scotivox, etc…) , On peut dire que le synthétiseur de Robert A. MOOG a hérité de toutes les améliorations, hybridités et techniques de ces inventeurs géniaux.

  5. 26/10/2009 à 03:10 | #5

    Bel article, même si j’ai déjà eu l’occasion de toucher à différents instruments, la photo fait peur… haha !

  6. 29/05/2011 à 11:03 | #6

    elle me parle beaucoup cette photo bravo!

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