Author Archives: Goum Le Chat

Oversteps, impressions

Lors de l’annonce par Warp du nouvel album de Sean et Rob alias Autechre, l’offre de pré-commande était très alléchante. Avec la copie physique et les fichiers en wav 16 bits, on a forcément un bon rendu.

Avec le mp3 320 kbps, on a également une bonne qualité sonore. Alors pourquoi proposer une version wav 24 bits ?

Crédit photo : Lev Oleksander

Dès le début, la réponse est donnée : c’est un album très généreux en fréquences.

Oversteps démarre tout en douceur, les harmoniques de « r ess » viennent caresser nos oreilles sans nous brusquer avec un fondu qui prend tout son temps, puis une rythmique un peu nerveuse et syncopée s’installe sans entacher la tranquillité.

Le ton de l’album est donné : L’atmosphère est grande, les harmoniques et les mélodies sont omniprésentes, résonnent, passent dans des réverbes qui nous noient dans un torrent de sons.

Les rythmiques, elles, seront parfois absentes ou discrètes comme dans « see on see » ou « krYlon » dont les notes abondantes comme la pluie révèlent un rythme à l’oreille attentive; Au contraire de « qplay » et ses percussions rugueuses créant un contraste avec les nappes qui se promènent de gauche à droite. On passe de la douceur à l’agressivité sans que le son ne nous énerve.

On a eu le droit de diffuser un titre, et le choix n’est pas évident. Dans le cas d’Autechre, gardez bien en tête que vous n’entendrez jamais deux fois la même chose, le meilleur point de vue est donc l’écoute en intégralité de l’album. Nous avons choisi « d-sho qub ». Mettez votre meilleur casque et appuyez sur Play. On vous laisse la surprise entière.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Cet album ne manquera pas faire penser à Amber, le 2e album du groupe.
A l’époque, il avait quelque peu dérouté les auditeurs : un virage ambiant alors qu’Incunabula (leur premier album) puisait ses bases dans la techno et l’electro. Mais avec le temps, de nombreux fans ont considéré Amber comme l’une des meilleures production d’Autechre, et attendaient avec impatience le retour à l’ambient unique du duo.

On avait pu en sentir les prémices avec certains titres de Quaristice et Quaristice.Quadrange.ep.ae (un maxi de deux heures prolongeant l’album). Voila qui est chose faite.

A chaque nouveau disque Booth et Brown savent nous surprendre, nous bousculer, décoller les étiquettes que l’on voudrait leur attribuer. Ils se renouvellent constamment, sans perte de créativité, en gardant une empreinte unique.

Ce nouveau disque est réussi et arrivera peut-être a réconcilier les déçus des derniers ouvrages. Autechre nous propose un nouveau disque plein d’émotions dans la continuité du précédent album. Les titres s’enchainent merveilleusement bien, l’ensemble est homogène et on se laisse faire avec plaisir durant 68 minutes. On l’adore et on le recommande chaudement en version 24 bits !

Mise à jour :

Autechre se produisait en Live à Paris @ La Machine du Moulin Rouge le 20 mars et à Nantes @ L’Olympic le 21 Mars. Nous y étions, Nous (Goum et KiK) allons donc vous proposer une chronique brève.

KiK :

J’ai été  totalement conquis par le « Quaristice Tour », j’attendais donc beaucoup de cette tournée pour Oversteps tant ils avaient mis la barre haut la dernière fois.
Samedi 20 mars, le rendez-vous est pris à la Machine du Moulin Rouge.
Leur live commence à 1h30, dès les premières notes, le ton est donné, les sons sont bruts, lourds et la basse est très présente. Le tempo augmente lentement, la musique devient de plus en plus déstructurée, les sons restent bruts, très industriels, pour devenir agressifs, et violents.
Cette fois Autechre a décidé jouer la carte de l’Industriel plus que de l’IDM.

On reconnait parfois quelques éléments sonores qui figurent de l’album mais ceux-ci passent plutôt inaperçu. J’ai adoré leur utilisation de l’Amen Break durant ce live, difficilement reconnaissable, torturé et dénaturé, ça reste une valeur sûre !

Au final, le bilan est plutôt mitigé. Musicalement moins abordable que leur précédente tournée, très, voir trop, agressif. Toutefois, leur musique vous secoue les tripes et malgré tout on se laisse quand même entrainer, avec un peu plus de réticence que pendant la tournée Quaristice, mais on ressort tout de même un peu envouté.

Goum :

Les premières parties ne m’ont pas emballé, à l’exception de Russel Haswell et son noise puissant (mention spéciale à la tête de l’ingé son devant sa console, un mélange entre la peur et l’étonnement). J’attendais donc Autechre avec impatience.

Vers 23h, le set démarre. Le concert est constitué de rythmiques puissantes, agressives, de mélodies très… très Autechre. Le son va vers le noise, le gabber. Les musiques s’enchainent souvent brutalement, Sean et Rob nous délivrent une nouvelle version féroce de LCC. Peu de titres sont reconnaissables, à vrai dire. C’est un live qui n’emballera pas tout le monde, moins progressif que les sets Quaristice et Untilted, moins délicat également (pour ne pas dire hard). A titre personnel, j’ai adoré, c’est terriblement efficace : énorme dynamique, des montées bien gérées; des rythmiques qui tabassent, des mélodies bien comme il faut.

A la fin on est content de pouvoir reposer nos oreilles, mais on en redemande. Autechre est définitivement une tête d’affiche de la scène electronique mondiale qui n’en fini pas de surprendre et déstabiliser ses auditeurs.

[Interview ] Le lapin et la cigarette

Nous avons découvert cet artiste il y a quelques semaines, et nous avons eu un coup de cœur immédiat. Il s’appelle Smoking Bunny soit littéralement « lapin qui fume ». Artiste au style décalé qui ne se préoccupe pas des tendances, il multiplie les pseudonymes, chacun correspondant à un etat d’esprit musical, qui regroupe tantôt quelques dizaines de titres, tantôt quelques centaines. C’est également un garçon fort sympathique qui nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions.

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Smoking Bunny – L R Downslide

Je ne savais pas qui était « La Roux », ni à quoi ressemblait sa musique il y a encore quelques jours.

Quand as-tu commencé à t’intéresser à la musique ? Est-ce que quelque chose t’a marqué et quelles sont tes influences ?

L’origine de cet intérêt est assez floue, c’est comme dire « quelle est la longueur d’une corde », c’est trop difficile d’y répondre. La plupart du temps j’ai l’impression d’être né avec un casque sur les oreilles. Quand j’étais gosse, j’écoutais Martin Gaye, Stevie Wonder, Aretha Franklin et plein d’autres artistes soul, ainsi que des artistes de rythm and blues. Ça, c’était juste du côté de ma mère. C’est principalement mon père qui m’a fait m’intéresser à la musique. Je me souviens que j’écoutais de « tout ». Les gens peuvent penser que c’étaient juste les trucs populaires comme Led Zappelin, Hendrix et d’autres. Mais c’était surtout des gens comme King Crimson, Captain Beefheart, Frank Zappa et beaucoup d’autres groupes « opprimés ». Mais on écoutait aussi les artistes plus populaires et « acceptés ».
La principale musique qui m’ait frappé, ou plutôt un artiste, c’est Frank Zappa. Toute sa musique, que ce soit cd, vinyle ou cassette te frappe, même si c’est un mauvais album comme Mothers of Prevention. Le fait que ce type bouleversait la musique était juste incroyable. Ajouté au fait qu’il faisait qu’il faisait du rock, du blues et utilisait des méthodes classiques était tout simplement d’une extrême fraicheur et une meilleure manière de créer de la musique et du son.
Et en tant que fan de Zappa, j’ai immédiatement aimé Captain Beefheart, La poésie et la musique liées ensemble, avec une voix qui pouvait raconter des histoires comme personne à l’époque. Pure extasie.

J’ai vraiment été porté par l’influence de Zappa et Beeftheart. J’aurais adoré faire la même chose, mais je n’ai pas réussi. L’influence est plutôt dans la manière de créer, peu importe le résultat que ça peu donner.
Les autres influences sont vastes, elles vont jusqu’à l’opposé de ce dont j’ai parlé.
Honnêtement, c’est difficile de dire si il y a eu une influence en particulier. Parce que je pioche dans différentes influences et différents sons. Un jour ça peut être le miaulement d’un chat qui peut m’influencer pour un morceau, ou le son du vinyle qui démarre.

Plus d’une fois, la musique que j’ai en tête n’est plus la même à la fin. La raison c’est qu’en prenant du recul sur un morceau, mon point de vue change et je le travaille différemment, puis mon point de vue change à nouveau et je fais encore autre chose. Au final, ça n’a plus rien à voir.
Je ne suis pas fan de « Pop », ou ce mauvais stratagème pour faire sortir quelqu’un du lot très vite. Je ne savais pas qui était « La Roux », ni à quoi ressemblait sa musique il y a encore quelques jours. Et c’est le cas pour beaucoup de nouveaux artistes actuels. Ils ne m’intéressent pas. Ils sont peut-être bons, mais c’est probablement parce que les autres le disent. Mes goûts musicaux sont complètement différents des gens que je connais. Je ne dis pas que je m’intéresse pas à cette nouvelle musique, parce que ce serait stupide, comment pourrais-je découvrir quelque chose de nouveau. Tu me trouvera la plupart du temps dans des magasins de disques (cds ou vinyles), passant des heures à chercher de la musique qui pourrait m’intéresser et l’ajouter à ma discothèque qui n’en finit pas de s’agrandir. Je n’achète pas d’albums en mp3, c’est plus agréable de posséder quelque chose que tu peux sentir, et en plus ça fait joli sur les étagères.

Je n’aimais pas trop le « rabbit » alors je l’ai remplacé pour « bunny »

A propos de « Smoking Bunny », d’où vient ce nom ? Est-ce que c’est le seul que tu utiles ?

Smoking Bunny, ça remonte au collège. Quand j’étudiais la théorie musicale et la pratique, je créais « beaucoup » de musiques. Très liées à l’influence de Zappa, dans l’idée de créer toutes sortes de musiques.
A un moment, je n’aimais pas trop le fait de mettre mon nom sur mon travail, ça me semblait stupide. Mais ce n’était pas comme si je vendais ma musique, à vrai dire c’était la dernière chose qui me venait à l’esprit. Je voulais trafiquer les liaisons midi d’une façon extrême, ou mettre en place les micros d’une manière si étrange pour créer des sons que je n’avais jamais entendu auparavant.
Et un jour c’est venu comme ça. J’ai imaginé un « smoking rabbit » (un lapin en train de fumer, ndr) et ça m’a fait rire. Je n’aimais pas trop le « rabbit » alors je l’ai remplacé pour « bunny ».
C’était assez amusant parce que même après avoir dit que je fais de la musique en tant que Smoking Bunny, et même avec la société de production que j’ai créé, la plupart des gens continuent de penser que c’est un empire du « divertissement pour adulte », hahaha.

J’ai commencé à créer d’autres alias quand j’ai commencé à faire des musiques qui s’éloignaient de ce que je faisais en tant que Smoking Bunny. Calm Little Hip était plus tourné vers la musique électronique, aux environs de 300 bpm. Nocebo est basé sur les cauchemars. LgE, les musiques sont basées sur un son unique (et ça fait partie de mes périodes les plus créatives). Et il y en a beaucoup d’autres. Mais certains de ces pseudonymes n’ont pas dépassé la vingtaine de titres.
Les périodes Smoking Bunny et Calm Little Hip sont allées jusqu’à 300-400 titres. En un peu plus de 2 ans. C’était insensé et stupéfiant à la fois.

J’adorais l’idée de patcher ensemble du matos analogique, ça rend les choses plus amusantes.

Quel matériel as-tu utilisé jusqu’à présent ? Est-ce que tu as des favoris ?

Je suis batteur depuis l’âge de 6 ans, alors je me suis retrouvé très vite à jouer dans des groupes. Je pense que j’étais le seul batteur du village où je vivais, tout le monde voulait être leader, que ce soit en tant que guitariste ou en tant que chanteur. Et vu que je n’avais pas une très bonne oreille musicale étant enfant, les percussions c’était mieux que d’essayer de jouer de la guitare acoustique, et puis ça me donnait une excuse pour faire du bruit.

Quand j’étais au collège, j’utilisais les installations disponibles, essentiellement de l’analogique mis à part l’ordinateur, un i-Mac avec Logic 6 puis 7, Reason 2 puis l’upgrade 2.5.
Il y avait une Mackie dans un studio et une Behringer dans un autre, avec des racks externes : des réverbs, des compresseurs et des DAT, ainsi qu’un patch bay. J’adorais l’idée de patcher ensemble du matos analogique, ça rend les choses plus amusantes.

J’ai aussi acheté mon premier mac d’occasion, un vieil e-Mac pour 200 livres. Il faisait tourner Logic 7 et Reason 2.5, le seul problème c’était le manque de mémoire vive (256 mb) pour faire tourner plusieurs modules ou plusieurs pistes. Alors je devais créer la musque en bounçant un son avec ses effets puis l’importer en tant que fichier wav. C’était un peu agaçant, mais je m’y suis fait et m’en suis servi pendant plusieurs années, incluant toutes les musiques de Calm Little Hip.

J’ai beaucoup de matos en midi, le hardware était toujours un peu plus cher quand j’étais au collège.
Mais j’ai économisé et fini par m’acheter une guitare électrique et j’ai appris à jouer moi-même. Je ne sais pas faire la musique de « groupe », je fais ma musique.

J’ai acheté et revendu pas mal de matos différents, essentiellement midi, car c’est moins cher que de l’analo.
Il y a seulement un an je me suis acheté la Machinedrum SPS1-UW d’Elektron, celle qui inclut le sampling. C’est tout simplement hallucinant. Tu as 6 sorties séparées, 2 entrées audio, du midi et des effets embarqués. Je me suis rapidement plongé dedans et j’ai créé d’étranges rythmes et tonalités. J’ai même conçu un logiciel spécialement pour cette machine (Hantera, NDR).

Les patchs Max que je crée sont juste des outils que j’utilise dans ma musique

Tu proposes aussi des fichiers comme des applications pour le Monome de Brian Crabtree, et des patchs Max/MSP. Quel est ton but quand tu conçois ces programmes ?

Max/MSP, le tueur de temps et agrandisseur d’esprit, hahaha.
J’aime ce logiciel. Je m’y suis intéressé quand je travaillais à Dubaï en tant qu’ingénieur du son pour des pubs télé et radio. Je bossais sur tout ce qu’ils faisaient, monter les pubs, enregistrer et gérer les sessions etc. Mais pour une raison que j’ignore, ils ne me donnaient pas beaucoup de travail, bien que j’en aie demandé pendant 6 ou 7 mois. Ils continuaient de me payer. Ce temps libre m’a donné l’opportunité d’apprendre à utiliser Max/MSP. Je connaissais ce logiciel depuis des années, je savais qui l’utilisait, j’ai même utilisé des plug-ins créés avec. Les vieux, avec le logo max original.

J’ai d’abord eu Reaktor 4, et ensuite j’ai pris la version 5. C’était génial, mais ça bouffe le processeur, ce qui finissait par me stopper dans mon élan, j’étais plutôt ennuyé de ne pas pouvoir aller plus loin. Mais c’était super de pouvoir « construire » mes propres outils musicaux, c’est ce que j ai toujours voulu, ça m’a évité de dépenser une fortune en hardware.
J’ai pu apprendre max parce que le studio de Dubaï l’avait acheté avec Jitter. A ce moment Max 4 était en fin de vie, et j’ai eu l’update gratuite pour max 5, j’étais ébloui par le travail accompli.

Les patchs max que je crée sont juste des outils que j’utilise dans ma musique. Ça peut démarrer comme un outil normal, et dériver sur une suite logicielle complète, ce qui n’est pas toujours une bonne idée, parce que ça te bouffe tous tes neurones pour le créer. C’est le cas pour Hantera, c’était un simple outil, j’y ai intégré de nouvelles idées, ce qui est bien et mauvais à la fois. Parce que ça prend du temps sur la création musicale. J’aime construire ces outils ou ces suites, parce qu’elles peuvent et sont utilisées par d’autres personnes à travers le monde, et les gens semblent les trouver utiles, parce que ça apporte quelque chose en plus dans la musique de quelqu’un, y compris la mienne…

Version originale de l’interview après le saut / Click to see English version of the interview

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Owtekeur (Autechre)

C’est comme ça que ça se prononce en anglais. En français on dirait plutôt Otekrr.
Quoi qu’il en soit, c’est officiel, Booth & Brown alias Autechre de chez Warp Records sortent un nouvel album le 22 mars prochain nommé « Oversteps ».
14 titres (avec des noms encore une fois à la limite du prononçable) pour ce nouveau skeud 2 ans après Quaristice. Que nous réservent-ils cette fois ? Impossible à savoir, les albums se suivent et ne se ressemblent pas, ainsi que les titres, tout en gardant un style inimitable, c’est là l’une des forces d’Ae.

Bleep (le shop online du label Warp) propose des pré-commandes avec les offres suivantes :

  • L’édition vinyle de luxe (2 disques avec pochettes imprimées + un poster double-face) pour 35 euros
  • La version cd moins de luxe pour 18 euros.

Et parce que Warp fait bien les choses, vous pouvez pour les deux formats choisir entre l’encodage 16bit / 44.1kHz ou bien 24bit / 44.1kHz WAV. Et quel que soit le format et l’encodage choisi, est inclus l’album en format MP3 320 kbps à télécharger.

Le tout sera expédié à partir de la semaine du 22 mars.

Et qui dit nouvel album dit nouvelle tournée :

vendredi 19 mars Lille @ Tri Postal
samedi 20 mars Paris @ La Machine (ex.Locomotive)
dimanche 20 mars Nantes @ Olympic

Allez quoi, faites-vous plaisir, c’est quand même la crème de l’avant-garde électronique !

Mayer Hawthorne

Coup de coeur pour A Strange Arrangement, le disque de ce nouveau venu de 29 ans originaire du Michigan qui ne paye pas de mine. Et pourtant… chanteur, multi-instrumentiste et producteur, il nous délivre une soul du tonerre qui rivalise sans problème avec les grands. Ses influences ? Smokey Robinson, Curtis Mayfield, Isaac hayes pour ne citer que les plus connus. A l’écoute, difficile de croire que ce disque est tout récent, et c’est pourtant bel et bien le cas. Un artiste très prometteur dont je vous laisse savourer le talent dans le clip officiel « Just Ain’t Gonna Work Out »

p.s. : le disque vinyle en forme de coeur existe bel et bien, vendu sur le site officiel pour la modique somme de 10 $. Sachez également que son album tourne autour des 13 euros, une autre version aux environs de 18 euros contient un second disque avec deux titres inédits.

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Guide à l’attention des chasseurs de disques, suite

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Après le point de vue de KiK (que je partage), je vais vous faire partager ma petite expérience en tant que crate digger.

C’est un univers qui cultive ses petits secrets, où la confiance ne suffit généralement pas à obtenir des infos ou des titres.

Voila mon habitude : je vais tout de suite vers les bacs à 1 euro.
Voir un disque à 1 euro alors qu’on le propose à plus de 10 dans le bac d’à côté est fréquent. Ça vous donne l’occasion de dénicher quelques disques communs qui vous manquent et peut-être de tomber sur une pépite.

Et puis je regarde sous les tables : les disquaires ont parfois plus de bacs que de paires de tréteaux ! Et si le vendeur vous en empêche, trouvez-vous un disquaire plus sympa.
En fait, trouvez-vous un disquaire sympa et avec de bonnes affaires, tout court. Si vous êtes régulier, il se souviendra mieux de vous et sera plus enclin à vous dénicher/mettre de côté des choses qui peuvent vous plaire ainsi que vous laisser écouter des galettes. Et c’est plus agréable quelqu’un qui sourit !

Puisque l’on parle d’écouter, il y a des platines portatives. Tant qu’à faire je vous recommande la Vestax qui s’avère plus légère que la Numark considérablement alourdie par ses piles.
Mais sachez que beaucoup de commerçants n’accepteront pas que vous écoutiez avec votre platine.

L’achat de disques est une addiction. Quand on y prend goût, on ne peut plus s’arrêter…

Achetez peu, mais souvent (toutes les semaines/deux semaines). L’achat ponctuel vous poussera à prendre plus et pas que le meilleur…
Voila ma façon de procéder : je fais une première selection grossière sur ce qui peut me plaire. Je survole les titres, puis je fais une deuxième selection en enlevant ce qui me plait le moins.

Une nouvelle écoute un peu plus aprofondie puis je ne garde que les titres qui me plaisent vraiment, quitte à réécouter en cas de doute. Que vous achetiez toutes les semaines ou une fois par mois, ça évite quelques regrets. Vous pouvez aussi vous fixer un nombre de disque maximum par achat.

Pensez aussi à écumer tous les magasins de disques de votre ville. Vous en trouverez des biens, des moins biens. Et surtout, trouvez-vous le disquaire.

Tout bon crate digger en a un si ce n’est plusieurs. Ce sont généralement des boutiques difficiles à trouver et surtout (pour ne pas dire uniquement) fréquentées par des connaisseurs, dont peu de monde acceptera de vous donner l’adresse. Mais si l’emplacement de ces boutiques est jalousement gardé secret, ce n’est pas pour rien…

Je n’ai malheureusement plus l’occasion de faire les puces, car il y en a peu par ici et la probabilité qu’il y ait des disques intéressants est assez aléatoire. Il y a bien un énorme magasin de disques d’occasion (plusieurs milliers) mais le lieu n’est pas très accueillant, pas plus que le patron un peu louche qui vous fait comprendre qu’il vaut mieux quitter les lieux dans les plus brefs délais.

J’ai donc pris l’habitude de chercher mes disques sur le net.

Avantages : on peut jongler entre le site marchand et d’autres sites afin d’écouter des extraits, et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, en prenant tout notre temps.

Pas besoin de sacrifier une grasse mat’ et avoir à supporter la foule qui s’accumule dès la fin de matinée.

Inconvénients : les frais de port malheureusement abusés parfois, et en cumulant les boutique les frais s’allongent vite… faites en sorte de grouper vos achats chez un seul vendeur, quitte à acheter d’autres disques que vous voulez plus tard (le net digging permet de faire des listes et de s’y tenir parfois).

Vous êtes également soumis à une attente plus ou moins longue en fonction de l’emplacement géographique du vendeur et êtes tributaire d’une éventuelle grève de La Poste. Et n’espérez pas négocier les prix avec la page d’acceuil.
En parlant de P.T.T. je vous souhaite d’avoir un facteur qui ne s’obstinera pas à faire absolument rentrer le 33 tours dans la boite aux lettres au risque d’abimer la pochette voir pire. Si c’est le cas, déménagez !

Toujours dans l’achat online, on utilise un système de grade pour indiquer la qualité du disque. Le plus haut grade est VG++, le reste j’ai oublié.
eBay est très bien car on y trouve facilement quelque chose sans chercher un disque en particulier.
Par contre, pour trouver une référence bien ciblée, je vous conseille GEMM. C’est une plateforme online qui sert de vitrine pour des milliers de marchands à travers le monde. Il y a fort à parier que vous trouviez votre perle rare.

Faut-il s’intérésser uniquement aux vinyles ? J’ai été comme ça à une époque. Maintenant tout ce qui m’importe c’est que la musique soit bonne et l’objet en bon état. Digger des cds n’empêche pas de trouver des perles rares, loin de là.

Audiofanzine V4

af-v4

Il fallait bien que nous fassions un billet pour l’occasion : la version 4 d’Audio Fanzine est enfin en ligne !

Si vous ne connaissez pas, c’est le plus gros site musical francophone (du moins en terme de fréquentation) où se côtoient toutes sortes de musiques et leurs adeptes zicos passionnés. Cette nouvelle version est le fruit d’un long, long travail (l’auteur de ce ticket en a été le témoin) et apporte beaucoup de nouveautés à différents niveaux.

Oui, on fait de la pub même pas maquillée et avec un parti pris, mais inspiré par le Monty Junglist Massive Crew, c’est sur Audio Fanzine que le projet BN est né, et comme vous devez vous en doutez, ceux qui ont contribué aux deux mixtapes sont essentiellement venus des forums d’AF.

Big up à Ze Audio Team, ils méritent au moins ça !

Audio Fanzine

Monsieur Jackson

L’info est arrivée il y a quelques minutes, vous le savez peut-être déja, Michael Jackson nous a quitté à l’âge de 50 ans.

Nous n’allons pas faire sa nécro – d’autres s’en chargeront très bien – mais se contenter de rappeler que malgré les nombreuses critiques, moqueries, suspicions, attaques et que sais-je encore, M.J. est dans son domaine l’un des grands génies de notre époque, inégalé et inégalable.

En hommage, on ne va pas non plus vous resservir les vidéos et photos vues mille fois mais plutôt un titre ancien de la Motown tiré de son premier album solo « Got to be there » alors qu’il avait 14 ans : Rockin Robin.

Certains auraient voulu un titre plus solennel pour l’occasion, je les comprends. Alors pour les contenter, sur le même album : I wanna be where you are.

Ok, c’est pas tout à fait solennel non plus, mais autant que je sache il n’était pas porté sur les requiems.