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12e Edition du Festival Némo

On avait adoré la programmation de la 11e édition (Article 1Article 2), cette année le Festival Némo revient du 8  au 17 Avril 2010. Ce rendez-vous incontournable des images et de la création artistique s’intéresse cette année au LIVE ! Autrement dit, la performance Audio-Vidéo en direct.

Comme l’an passé, nous vous proposons une petite sélection, qui n’engage que nous, de ce qu’il ne faut surtout pas rater à Némo, et en guise de bonus on a pu rencontrer l’organisme à l’origine du Festival, l’ARCADI qui soutient la création artistique en Ile-de-France.

On a improvisé une petite interview avec Gilles ALVAREZ, directeur du Pôle Multimedia, pour en savoir plus sur ce festival.

C’était une première pour nous, et malheureusement le son n’est pas formidable, il y a un certain bruit de fond et pleins de petits défauts, mais après retraitement on a pu « un peu » gommer tout ça, et le dialogue reste bien compréhensible.

On y apprend beaucoup de choses, et ça ne dure que 9 minutes.

La prochaine fois, on fera une meilleure prise de son, promis !

Notre sélection après le saut,

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Maestro Moustache

L’intégration 3D dans une vidéo est un exercice périlleux, et demande beaucoup de temps. Alors forcément quand on apprend que la vidéo ci-dessous a été réalisée par des Français et n’a nécessité que 3 semaines pour être réalisée, ça force le respect !

La musique été réalisée par notre copain Urk, forcément on aime !

Maestro Moustache from Girardot Florian on Vimeo.

Un film de :
Béranger Roussel
Florian Girardot
Omar Meradi

Composition et arrangement musical par :
URK(myspace.com/urkdrumcatcher)

Dans le rôle de Maestro Moustache:
Julien Fraichot

Oversteps, impressions

Lors de l’annonce par Warp du nouvel album de Sean et Rob alias Autechre, l’offre de pré-commande était très alléchante. Avec la copie physique et les fichiers en wav 16 bits, on a forcément un bon rendu.

Avec le mp3 320 kbps, on a également une bonne qualité sonore. Alors pourquoi proposer une version wav 24 bits ?

Crédit photo : Lev Oleksander

Dès le début, la réponse est donnée : c’est un album très généreux en fréquences.

Oversteps démarre tout en douceur, les harmoniques de « r ess » viennent caresser nos oreilles sans nous brusquer avec un fondu qui prend tout son temps, puis une rythmique un peu nerveuse et syncopée s’installe sans entacher la tranquillité.

Le ton de l’album est donné : L’atmosphère est grande, les harmoniques et les mélodies sont omniprésentes, résonnent, passent dans des réverbes qui nous noient dans un torrent de sons.

Les rythmiques, elles, seront parfois absentes ou discrètes comme dans « see on see » ou « krYlon » dont les notes abondantes comme la pluie révèlent un rythme à l’oreille attentive; Au contraire de « qplay » et ses percussions rugueuses créant un contraste avec les nappes qui se promènent de gauche à droite. On passe de la douceur à l’agressivité sans que le son ne nous énerve.

On a eu le droit de diffuser un titre, et le choix n’est pas évident. Dans le cas d’Autechre, gardez bien en tête que vous n’entendrez jamais deux fois la même chose, le meilleur point de vue est donc l’écoute en intégralité de l’album. Nous avons choisi « d-sho qub ». Mettez votre meilleur casque et appuyez sur Play. On vous laisse la surprise entière.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Cet album ne manquera pas faire penser à Amber, le 2e album du groupe.
A l’époque, il avait quelque peu dérouté les auditeurs : un virage ambiant alors qu’Incunabula (leur premier album) puisait ses bases dans la techno et l’electro. Mais avec le temps, de nombreux fans ont considéré Amber comme l’une des meilleures production d’Autechre, et attendaient avec impatience le retour à l’ambient unique du duo.

On avait pu en sentir les prémices avec certains titres de Quaristice et Quaristice.Quadrange.ep.ae (un maxi de deux heures prolongeant l’album). Voila qui est chose faite.

A chaque nouveau disque Booth et Brown savent nous surprendre, nous bousculer, décoller les étiquettes que l’on voudrait leur attribuer. Ils se renouvellent constamment, sans perte de créativité, en gardant une empreinte unique.

Ce nouveau disque est réussi et arrivera peut-être a réconcilier les déçus des derniers ouvrages. Autechre nous propose un nouveau disque plein d’émotions dans la continuité du précédent album. Les titres s’enchainent merveilleusement bien, l’ensemble est homogène et on se laisse faire avec plaisir durant 68 minutes. On l’adore et on le recommande chaudement en version 24 bits !

Mise à jour :

Autechre se produisait en Live à Paris @ La Machine du Moulin Rouge le 20 mars et à Nantes @ L’Olympic le 21 Mars. Nous y étions, Nous (Goum et KiK) allons donc vous proposer une chronique brève.

KiK :

J’ai été  totalement conquis par le « Quaristice Tour », j’attendais donc beaucoup de cette tournée pour Oversteps tant ils avaient mis la barre haut la dernière fois.
Samedi 20 mars, le rendez-vous est pris à la Machine du Moulin Rouge.
Leur live commence à 1h30, dès les premières notes, le ton est donné, les sons sont bruts, lourds et la basse est très présente. Le tempo augmente lentement, la musique devient de plus en plus déstructurée, les sons restent bruts, très industriels, pour devenir agressifs, et violents.
Cette fois Autechre a décidé jouer la carte de l’Industriel plus que de l’IDM.

On reconnait parfois quelques éléments sonores qui figurent de l’album mais ceux-ci passent plutôt inaperçu. J’ai adoré leur utilisation de l’Amen Break durant ce live, difficilement reconnaissable, torturé et dénaturé, ça reste une valeur sûre !

Au final, le bilan est plutôt mitigé. Musicalement moins abordable que leur précédente tournée, très, voir trop, agressif. Toutefois, leur musique vous secoue les tripes et malgré tout on se laisse quand même entrainer, avec un peu plus de réticence que pendant la tournée Quaristice, mais on ressort tout de même un peu envouté.

Goum :

Les premières parties ne m’ont pas emballé, à l’exception de Russel Haswell et son noise puissant (mention spéciale à la tête de l’ingé son devant sa console, un mélange entre la peur et l’étonnement). J’attendais donc Autechre avec impatience.

Vers 23h, le set démarre. Le concert est constitué de rythmiques puissantes, agressives, de mélodies très… très Autechre. Le son va vers le noise, le gabber. Les musiques s’enchainent souvent brutalement, Sean et Rob nous délivrent une nouvelle version féroce de LCC. Peu de titres sont reconnaissables, à vrai dire. C’est un live qui n’emballera pas tout le monde, moins progressif que les sets Quaristice et Untilted, moins délicat également (pour ne pas dire hard). A titre personnel, j’ai adoré, c’est terriblement efficace : énorme dynamique, des montées bien gérées; des rythmiques qui tabassent, des mélodies bien comme il faut.

A la fin on est content de pouvoir reposer nos oreilles, mais on en redemande. Autechre est définitivement une tête d’affiche de la scène electronique mondiale qui n’en fini pas de surprendre et déstabiliser ses auditeurs.

[Interview ] Le lapin et la cigarette

Nous avons découvert cet artiste il y a quelques semaines, et nous avons eu un coup de cœur immédiat. Il s’appelle Smoking Bunny soit littéralement « lapin qui fume ». Artiste au style décalé qui ne se préoccupe pas des tendances, il multiplie les pseudonymes, chacun correspondant à un etat d’esprit musical, qui regroupe tantôt quelques dizaines de titres, tantôt quelques centaines. C’est également un garçon fort sympathique qui nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Smoking Bunny – L R Downslide

Je ne savais pas qui était « La Roux », ni à quoi ressemblait sa musique il y a encore quelques jours.

Quand as-tu commencé à t’intéresser à la musique ? Est-ce que quelque chose t’a marqué et quelles sont tes influences ?

L’origine de cet intérêt est assez floue, c’est comme dire « quelle est la longueur d’une corde », c’est trop difficile d’y répondre. La plupart du temps j’ai l’impression d’être né avec un casque sur les oreilles. Quand j’étais gosse, j’écoutais Martin Gaye, Stevie Wonder, Aretha Franklin et plein d’autres artistes soul, ainsi que des artistes de rythm and blues. Ça, c’était juste du côté de ma mère. C’est principalement mon père qui m’a fait m’intéresser à la musique. Je me souviens que j’écoutais de « tout ». Les gens peuvent penser que c’étaient juste les trucs populaires comme Led Zappelin, Hendrix et d’autres. Mais c’était surtout des gens comme King Crimson, Captain Beefheart, Frank Zappa et beaucoup d’autres groupes « opprimés ». Mais on écoutait aussi les artistes plus populaires et « acceptés ».
La principale musique qui m’ait frappé, ou plutôt un artiste, c’est Frank Zappa. Toute sa musique, que ce soit cd, vinyle ou cassette te frappe, même si c’est un mauvais album comme Mothers of Prevention. Le fait que ce type bouleversait la musique était juste incroyable. Ajouté au fait qu’il faisait qu’il faisait du rock, du blues et utilisait des méthodes classiques était tout simplement d’une extrême fraicheur et une meilleure manière de créer de la musique et du son.
Et en tant que fan de Zappa, j’ai immédiatement aimé Captain Beefheart, La poésie et la musique liées ensemble, avec une voix qui pouvait raconter des histoires comme personne à l’époque. Pure extasie.

J’ai vraiment été porté par l’influence de Zappa et Beeftheart. J’aurais adoré faire la même chose, mais je n’ai pas réussi. L’influence est plutôt dans la manière de créer, peu importe le résultat que ça peu donner.
Les autres influences sont vastes, elles vont jusqu’à l’opposé de ce dont j’ai parlé.
Honnêtement, c’est difficile de dire si il y a eu une influence en particulier. Parce que je pioche dans différentes influences et différents sons. Un jour ça peut être le miaulement d’un chat qui peut m’influencer pour un morceau, ou le son du vinyle qui démarre.

Plus d’une fois, la musique que j’ai en tête n’est plus la même à la fin. La raison c’est qu’en prenant du recul sur un morceau, mon point de vue change et je le travaille différemment, puis mon point de vue change à nouveau et je fais encore autre chose. Au final, ça n’a plus rien à voir.
Je ne suis pas fan de « Pop », ou ce mauvais stratagème pour faire sortir quelqu’un du lot très vite. Je ne savais pas qui était « La Roux », ni à quoi ressemblait sa musique il y a encore quelques jours. Et c’est le cas pour beaucoup de nouveaux artistes actuels. Ils ne m’intéressent pas. Ils sont peut-être bons, mais c’est probablement parce que les autres le disent. Mes goûts musicaux sont complètement différents des gens que je connais. Je ne dis pas que je m’intéresse pas à cette nouvelle musique, parce que ce serait stupide, comment pourrais-je découvrir quelque chose de nouveau. Tu me trouvera la plupart du temps dans des magasins de disques (cds ou vinyles), passant des heures à chercher de la musique qui pourrait m’intéresser et l’ajouter à ma discothèque qui n’en finit pas de s’agrandir. Je n’achète pas d’albums en mp3, c’est plus agréable de posséder quelque chose que tu peux sentir, et en plus ça fait joli sur les étagères.

Je n’aimais pas trop le « rabbit » alors je l’ai remplacé pour « bunny »

A propos de « Smoking Bunny », d’où vient ce nom ? Est-ce que c’est le seul que tu utiles ?

Smoking Bunny, ça remonte au collège. Quand j’étudiais la théorie musicale et la pratique, je créais « beaucoup » de musiques. Très liées à l’influence de Zappa, dans l’idée de créer toutes sortes de musiques.
A un moment, je n’aimais pas trop le fait de mettre mon nom sur mon travail, ça me semblait stupide. Mais ce n’était pas comme si je vendais ma musique, à vrai dire c’était la dernière chose qui me venait à l’esprit. Je voulais trafiquer les liaisons midi d’une façon extrême, ou mettre en place les micros d’une manière si étrange pour créer des sons que je n’avais jamais entendu auparavant.
Et un jour c’est venu comme ça. J’ai imaginé un « smoking rabbit » (un lapin en train de fumer, ndr) et ça m’a fait rire. Je n’aimais pas trop le « rabbit » alors je l’ai remplacé pour « bunny ».
C’était assez amusant parce que même après avoir dit que je fais de la musique en tant que Smoking Bunny, et même avec la société de production que j’ai créé, la plupart des gens continuent de penser que c’est un empire du « divertissement pour adulte », hahaha.

J’ai commencé à créer d’autres alias quand j’ai commencé à faire des musiques qui s’éloignaient de ce que je faisais en tant que Smoking Bunny. Calm Little Hip était plus tourné vers la musique électronique, aux environs de 300 bpm. Nocebo est basé sur les cauchemars. LgE, les musiques sont basées sur un son unique (et ça fait partie de mes périodes les plus créatives). Et il y en a beaucoup d’autres. Mais certains de ces pseudonymes n’ont pas dépassé la vingtaine de titres.
Les périodes Smoking Bunny et Calm Little Hip sont allées jusqu’à 300-400 titres. En un peu plus de 2 ans. C’était insensé et stupéfiant à la fois.

J’adorais l’idée de patcher ensemble du matos analogique, ça rend les choses plus amusantes.

Quel matériel as-tu utilisé jusqu’à présent ? Est-ce que tu as des favoris ?

Je suis batteur depuis l’âge de 6 ans, alors je me suis retrouvé très vite à jouer dans des groupes. Je pense que j’étais le seul batteur du village où je vivais, tout le monde voulait être leader, que ce soit en tant que guitariste ou en tant que chanteur. Et vu que je n’avais pas une très bonne oreille musicale étant enfant, les percussions c’était mieux que d’essayer de jouer de la guitare acoustique, et puis ça me donnait une excuse pour faire du bruit.

Quand j’étais au collège, j’utilisais les installations disponibles, essentiellement de l’analogique mis à part l’ordinateur, un i-Mac avec Logic 6 puis 7, Reason 2 puis l’upgrade 2.5.
Il y avait une Mackie dans un studio et une Behringer dans un autre, avec des racks externes : des réverbs, des compresseurs et des DAT, ainsi qu’un patch bay. J’adorais l’idée de patcher ensemble du matos analogique, ça rend les choses plus amusantes.

J’ai aussi acheté mon premier mac d’occasion, un vieil e-Mac pour 200 livres. Il faisait tourner Logic 7 et Reason 2.5, le seul problème c’était le manque de mémoire vive (256 mb) pour faire tourner plusieurs modules ou plusieurs pistes. Alors je devais créer la musque en bounçant un son avec ses effets puis l’importer en tant que fichier wav. C’était un peu agaçant, mais je m’y suis fait et m’en suis servi pendant plusieurs années, incluant toutes les musiques de Calm Little Hip.

J’ai beaucoup de matos en midi, le hardware était toujours un peu plus cher quand j’étais au collège.
Mais j’ai économisé et fini par m’acheter une guitare électrique et j’ai appris à jouer moi-même. Je ne sais pas faire la musique de « groupe », je fais ma musique.

J’ai acheté et revendu pas mal de matos différents, essentiellement midi, car c’est moins cher que de l’analo.
Il y a seulement un an je me suis acheté la Machinedrum SPS1-UW d’Elektron, celle qui inclut le sampling. C’est tout simplement hallucinant. Tu as 6 sorties séparées, 2 entrées audio, du midi et des effets embarqués. Je me suis rapidement plongé dedans et j’ai créé d’étranges rythmes et tonalités. J’ai même conçu un logiciel spécialement pour cette machine (Hantera, NDR).

Les patchs Max que je crée sont juste des outils que j’utilise dans ma musique

Tu proposes aussi des fichiers comme des applications pour le Monome de Brian Crabtree, et des patchs Max/MSP. Quel est ton but quand tu conçois ces programmes ?

Max/MSP, le tueur de temps et agrandisseur d’esprit, hahaha.
J’aime ce logiciel. Je m’y suis intéressé quand je travaillais à Dubaï en tant qu’ingénieur du son pour des pubs télé et radio. Je bossais sur tout ce qu’ils faisaient, monter les pubs, enregistrer et gérer les sessions etc. Mais pour une raison que j’ignore, ils ne me donnaient pas beaucoup de travail, bien que j’en aie demandé pendant 6 ou 7 mois. Ils continuaient de me payer. Ce temps libre m’a donné l’opportunité d’apprendre à utiliser Max/MSP. Je connaissais ce logiciel depuis des années, je savais qui l’utilisait, j’ai même utilisé des plug-ins créés avec. Les vieux, avec le logo max original.

J’ai d’abord eu Reaktor 4, et ensuite j’ai pris la version 5. C’était génial, mais ça bouffe le processeur, ce qui finissait par me stopper dans mon élan, j’étais plutôt ennuyé de ne pas pouvoir aller plus loin. Mais c’était super de pouvoir « construire » mes propres outils musicaux, c’est ce que j ai toujours voulu, ça m’a évité de dépenser une fortune en hardware.
J’ai pu apprendre max parce que le studio de Dubaï l’avait acheté avec Jitter. A ce moment Max 4 était en fin de vie, et j’ai eu l’update gratuite pour max 5, j’étais ébloui par le travail accompli.

Les patchs max que je crée sont juste des outils que j’utilise dans ma musique. Ça peut démarrer comme un outil normal, et dériver sur une suite logicielle complète, ce qui n’est pas toujours une bonne idée, parce que ça te bouffe tous tes neurones pour le créer. C’est le cas pour Hantera, c’était un simple outil, j’y ai intégré de nouvelles idées, ce qui est bien et mauvais à la fois. Parce que ça prend du temps sur la création musicale. J’aime construire ces outils ou ces suites, parce qu’elles peuvent et sont utilisées par d’autres personnes à travers le monde, et les gens semblent les trouver utiles, parce que ça apporte quelque chose en plus dans la musique de quelqu’un, y compris la mienne…

Version originale de l’interview après le saut / Click to see English version of the interview

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La Brigade Neurale expose Esiro (VEP – IAC) @ La Tribu de Stains

La Brigade Neurale c’est aussi de l’Art, le Graffiti. Jusqu’à maintenant nous vous avions offert de belles compilations exclusives à thèmes, des soirées complètement barrées, des ateliers en tout genre (circuit bending, Do It Yourself) et bien maintenant on fait dans les expositions.

Pourquoi ce choix ?

Nous aimons simplement partager nos découvertes ou nos coups de cœur, c’est également un moyen de nous rencontrer et d’échanger  dans une ambiance bon enfant.
Une belle opportunité s’est présentée, il aurait été bête de passer à côté.

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Pendant tout le mois de Décembre Esiro expose ses toiles à La Tribu de Stains.

Toiles d’Esiro + Photos de Clélia

Vernissage le 4 décembre à 18h

Le vernissage sera suivi du Concert de Milk Coffee & Sugar à partir de 21h.

Possibilité de se restaurer sur place.

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Esiro découvre le graffiti en 1986. Il est alors très jeune et très rapidement il commence à sillonner les rues de Paris et sa banlieue, ses stations de métro ses gares, en compagnie de Oeno, Colorz ou Egoist.

Il a parcouru pendant plusieurs années la planète, de Londres, aux Etats-Unis en passant par l’Australie ou l’Espagne.

Après avoir marqué son retour dans les rues de Paris, il revient pour cette exposition…

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Clélia découvre la photo à son arrivée à Paris. Elle est fascinée par ces paysages urbains qui font parti du décor et auxquels personne ne prête attention.

A travers son objectif, l’espace prend une tournure étrange, irréel, parfois sombre, apparaissant alors dans toute sa solitude.
Clélia montre la ville sous une perspective différente, une ambiance surréaliste et inédite qui semble figée dans le temps.

Elle ne veut pas illustrer la vie urbaine, mais cherche à trouver une représentation à ses propres intuitions et s’attache d’emblée aux instants du hasard.

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L’exposition a lieu à Stains (93) :
La Tribu
30 Avenue Louis Bordes
93240 STAINS
Itinéraire : http://xm.my/j75E

La Tribu : http://www.myspace.com/latribustains

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Exposition mise en place par la Brigade Neurale
http://www.brigadeneurale.org
http://blog.brigadeneurale.org
contact@brigadeneurale.org

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Milk Coffee & Sugar : 21h
Milk Coffee & Sugar, c’est une boisson musicale surprenante à laquelle on prend vite gout, entre hip-hop, slam et jazz alternatif. Un nouveau style assumé entre fougue et délicatesse par Gaêl Faye et Edgar Sekloka, entourés de leur formation musicale live (sax, trompette, batterie, guitare, basse, clavier rhodes). Textes conscients, flow décapant, maîtrise du verbe et des émotions. Autant d ’éléments qui séduisent dès la première écoute. Un show à, ne pas manquer, chargé d’espoir et de talent. Indéniablement !
http://www.myspace.com/milkcoffeesugar

La salle qui accueille l’exposition a prévue un concert à partir de 21H, en plus du vernissage, le 4 Décembre vous pourrez passer une bonne soirée avec nous.

Event Facebook

Page Fan de la Brigade Neurale

Aux Arts Décoratifs : Musique en Jouets

Musique en Jouets

En ce moment, et jusqu’au 11 Novembre, vous pouvez voir au musée des Arts Décoratifs une exposition totalement dédiée aux jouets, qui s’appelle Musique en Jouets.

Le Musée des Arts décoratifs se situe au 107 rue de Rivoli, dans une aile du Louvre, à deux pas du Carrousel. Le lieu est vraiment intéressant et visiblement assez méconnu des Parisiens…

Si comme nous, vous adorez les jouets, c’est l’exposition à ne pas rater. Pour les autres, il faut y aller, pour découvrir et admirer les installations mises en place (si l’exposition ne vous plait pas, la collection permanente du Musée des Arts Décoratifs devrait vous intéresser, vous ne serez pas venu pour rien)

Au programme,

Une partie de la collection de Pascal Comelade, surtout des jouets mécaniques, comme une magnifique réduction de piano Kawai, un pistolet à clap, des guitares pour enfants, et pleins d’autres choses dont je vous réserve la surprise.

Collection de Pascal Comelade

Dans le cadre de l’exposition, Pascal Comelade jouera au Centre Pompidou les 15 et 16 octobre prochain, mais également pour la sortie de son nouvel album, intitulé The Freak Serenade (sorti le 29 septembre)

Pour écouter sa musique, rendez-vous sur sa page MySpace

Pascal Comelade + Bel Canto Orquestra
Au Centre Pompidou
Jeudi 15 octobre 2009 à 20h30
Vendredi 16 octobre 2009 à 20h30
www.centrepompidou.fr/billetterie

Une magnifique installation musicale intitulée Nabaz’mob. Jean-Jacques Birgé et Antoine Schmitt sont les chefs d’orchestre d’une troupe de 100 lapins Nabaz’tag qui pendant 23 minutes proposent un opéra en 3 mouvements. Les lapins s’animent, remuent leurs oreilles et clignotent tout en se désynchronisant, ajoutant une dose d’aléatoire à l’expérience.

Eric Schneider expose sa collection de jouets musicaux. Collection qu’il a commencé en 2000, et qui est déjà réellement impressionnante.
Des synthés Casio, des Stylophone, des jouets Japonais étonnants voire même étranges, il y a de quoi impressionner le fan de jouets et d’amuser le néophyte.

Le musée a mis à disposition des ordinateurs pour permettre au visiteur d’entendre les sonorités de ces jouets. C’est une très bonne idée, il aurait été frustrant de ne pouvoir les voir qu’à travers la vitrine.

Eric Schneider a mis à disposition sur son site MiniOrgan quelques extraits des sons que peuvent produire les jouets de sa collection.

Casio VL-tone et ses copies

Enfin, vous pourrez également voir une installation de Pierre Bastien qui se nomme Play Meccano Play. La structure, réalisée tout en Meccano, joue de façon autonome une musique rythmée par l’entrechoquement d’objets du quotidien (brosses à dents, cendrier, théière, …).
C’est vraiment l’élément le plus intéressant de l’exposition, la musique est assez hypnotique et le mouvement irrégulier des pièces est vraiment passionnant à observer.

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Pour en savoir plus, et voir une vidéo de toutes les installations, commentée par chacun des intervenants, rendez-vous sur la page de l’exposition Musique en Jouets du site du Musée des Arts Décoratifs

Pour voir toutes les photos prises de notre visite, rendez-vous sur notre Flickr

Collection de Pascal Comelade Collection de Pascal Comelade Collection de Pascal Comelade Nabaz'mob - Wifi Synths Synths Classic Tones Sound Fx Machine Keytar toy Der computer Synthé japonais Synth Général Electric synth Muson Casio VL-tone et ses copies Elec-phone Stylophone Russe Stylophone Stylophones Fischer Price K7 Body Rap Collection de Pascal Comelade Robot toy Nabaz'Mob Musique en Jouets

Mayer Hawthorne

Coup de coeur pour A Strange Arrangement, le disque de ce nouveau venu de 29 ans originaire du Michigan qui ne paye pas de mine. Et pourtant… chanteur, multi-instrumentiste et producteur, il nous délivre une soul du tonerre qui rivalise sans problème avec les grands. Ses influences ? Smokey Robinson, Curtis Mayfield, Isaac hayes pour ne citer que les plus connus. A l’écoute, difficile de croire que ce disque est tout récent, et c’est pourtant bel et bien le cas. Un artiste très prometteur dont je vous laisse savourer le talent dans le clip officiel « Just Ain’t Gonna Work Out »

p.s. : le disque vinyle en forme de coeur existe bel et bien, vendu sur le site officiel pour la modique somme de 10 $. Sachez également que son album tourne autour des 13 euros, une autre version aux environs de 18 euros contient un second disque avec deux titres inédits.

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